• Qu’est-ce qu’est la «science participative»?

  • Mar 20 2025
  • Duración: 3 m
  • Podcast

Qu’est-ce qu’est la «science participative»?

  • Resumen

  • Depuis son retour à la Maison blanche, Donald Trump a lancé une guerre idéologique et financière contre les scientifiques, qui vise à décrédibiliser leur travail. Tout est fait pour miner la confiance de la population dans les faits scientifiques. Il existe pourtant une tendance qui donne de l'espoir : de plus en plus de citoyens, partout à travers le monde, contribuent activement à des projets de recherche scientifique.

    La science participative, ce sont des citoyens, comme vous et moi, qui vont collecter des informations dans leur environnement pour un projet de recherche. Ces informations sont ensuite transmises à des scientifiques qui ont ainsi accès à beaucoup plus de données pour approfondir le projet de recherche en question.

    Un exemple désormais très connu, c’est Merlin Bird ID, une application gratuite pour smartphones créée par Cornell Lab, un laboratoire d’ornithologie de l’Université Cornell dans l’État de New York. Où que vous soyez dans le monde, vous pouvez lancer cette application pour savoir quelle espèce d’oiseau chante à côté de vous. Vous pouvez ensuite partager cette information ainsi que votre position avec Cornell Lab. Ces données, rassemblées dans le programme eBird permettent aux scientifiques de suivre la répartition des populations d’oiseaux sur tous les continents. Durant les 10 premières années de ce programme, le Cornell Lab a reçu plus de 100 millions d’observations.

    Science participative : la montée en compétences des citoyens

    Pour la science, la participation citoyenne est donc plus que bénéfique. Les citoyens participants, de leur côté, gagnent en compétences. Et c’est l’autre objectif de la science participative : on apprend au grand public les bases du travail des chercheurs tandis que la collecte des données sensibilise les participants sur les enjeux environnementaux. Et par les temps qui courent un autre point est à souligner, et non le moindre : les sciences participatives permettent de renouer le dialogue entre les chercheurs et leurs concitoyens. Cela favorise la confiance dans les faits scientifiques, la base de chaque démocratie.

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    La fiabilité du résultat d’une recherche issue d'une contribution citoyenne est d'ailleurs identique au résultat d’une recherche menée par des seuls scientifiques professionnels. Parce qu’une publication scientifique est toujours validée par les pairs, c’est-à-dire par d’autres scientifiques qui évalueront la pertinence du résultat de la recherche. Et c’est cela qui lui donne, dans les deux cas, sa crédibilité.

    Envie de participer ?

    Il existe de nombreux projets de sciences participatives dans le monde : au Sénégal, des pêcheuses du delta du Saloum collaborent avec des scientifiques pour comprendre pourquoi le nombre d’arches - un coquillage - tend à décliner. En Chine, des villageois collectent des données qui servent à étudier les ressources en eau. Et en Norvège, des milliers d'élèves retournent la terre de leurs jardins pour y compter les vers de terre, ce qui permet aux scientifiques d’étudier l'état des sols. Si vous aussi, vous avez envie de mettre la main à la pâte, tapez « science participative »et le nom de votre ville ou de votre pays dans un moteur de recherche. Vous allez certainement trouver un projet et ainsi aider la recherche scientifique et donc nos sociétés à avancer.

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