• Comment faire avancer la recherche en génomique en Afrique? [3/3]

  • Mar 25 2025
  • Duración: 2 m
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Comment faire avancer la recherche en génomique en Afrique? [3/3]

  • Resumen

  • Il avait fallu dix ans de travail et plus de 2 milliards de dollars pour parvenir, en 2001, à séquencer pour la première fois le génome humain. Désormais, il suffit d’une poignée de jours et moins de 1 000 dollars afin de déchiffrer les lettres qui composent l’ADN d'un individu.Des scientifiques tentent de s’emparer de ces nouvelles technologies pour faire progresser la recherche sur le continent africain. De notre envoyée spéciale de retour de Durban,Maria Chimpolo mène des recherches en génomique dans la région de Cunene, au sud de l’Angola. Après l’accord des participants, elle collecte des échantillons de sang, les envoie ensuite dans des laboratoires pour extraire l’ADN et déchiffrer le génome de populations jusqu’à présent peu étudiées. Mais il lui est souvent difficile de trouver des fonds : « Le financement pose toujours problème. Lorsqu’on annonce que l’on souhaite étudier la diversité génétique, on n’obtient jamais de fonds nationaux, déplore la chercheuse. Donc, il faut aller chercher de l’argent à l’extérieur. »Une initiative nommée « Hérédité et santé humaine en Afrique » (H3Africa), financée à hauteur de 176 millions de dollars par des fonds américains et britanniques, a permis de soutenir pendant 10 ans une cinquantaine de projets sur le continent.Maintenant que le programme a pris fin, des pays tentent de lancer leurs propres travaux de séquençage, comme l’Afrique du Sud, sous la houlette de la chercheuse Rizwana Mia : « On va d’abord commencer à séquencer environ 10 000 génomes d’un groupe de patients que l’on suit déjà sur le long terme, en guise de phase pilote, pour étudier la faisabilité, détaille-t-elle. Puis, nous souhaiterions séquencer les génomes de 100 000 Sud-Africains, dans le cadre d’un plus grand programme. Nous vivons dans un pays très diversifié. Tout cela nous offrira donc un solide ensemble de données pour que nous puissions découvrir de nouveaux variants qui jouent un rôle significatif dans les maladies qui touchent nos populations. »Le Nigeria a des ambitions similaires et a commencé à collecter des échantillons, dans l’attente de financements pour lancer les séquençages.À lire aussiCes scientifiques qui tentent de faire progresser la recherche génomique en AfriqueCréer un réseau de centres d’excellence en génomiqueMais un groupe de chercheurs africains rêve d’aller encore plus loin et de créer, au niveau continental, un réseau de centres d’excellence en génomique. « Nous essayons pour l’instant de rassembler des fonds, afin de pouvoir créer ces centres d’excellence, explique la professeure Nicola Mulder, de l’université du Cap, l’une des porteuses du projet. Nous aimerions arriver à dix centres principaux, qui seraient entièrement capables de former du personnel en génomique, d’étudier les données de surveillance des pathogènes qui émanent des instituts nationaux de santé publique et de développer la médecine génomique pour les maladies transmissibles et non transmissibles. Nous avons quelqu’un de l'Africa CDC dans un de nos comités. Le but, c'est de travailler main dans la main avec eux, pour faire le lien entre la recherche académique et les politiques de santé publique. »Cependant, la suppression des financements américains sous la présidence de Donald Trump rendra sans doute plus compliquée l’obtention de fonds internationaux pour de nouveaux projets scientifiques.Retrouvez les autres épisodes de notre série : En Afrique, développer les connaissances sur les variations du génome [1/3] Une étude de données génomiques en Afrique pourrait «éviter des décès inutiles» [2/3]
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