• Revue de presse internationale

  • De: RFI
  • Podcast

Revue de presse internationale

De: RFI
  • Resumen

  • Panorama de la presse internationale sur les sujets d’actualité du jour, du lundi au vendredi à 07h15 TU et samedi 07h12 TU (Heure de Paris = TU+1 en hiver)

    France Médias Monde
    Más Menos
Episodios
  • À la Une: la guerre commerciale mondiale est déclarée…
    Apr 3 2025
    L’information fait la Une des journaux du monde entier… « Trump annonce des droits de douane de 10 % sur toutes les importations et des taxes supplémentaires pour une soixantaine de pays », résume le Washington Post.« Il frappe la Chine avec des droits de douane de 34 %, s’exclame le Wall Street Journal, mais nos amis japonais paieront presque autant avec 24 %. L’Union européenne est frappée à hauteur de 20 % et l’Inde à hauteur de 24 %. »Comment l’administration Trump a-t-elle fixé ces chiffres ? Réponse du New York Times : « le nouveau droit de douane de chaque pays semble avoir été calculé en prenant le déficit commercial de l’Amérique avec ce pays et en le divisant par les exportations de ce pays vers les États-Unis. Et ensuite, parce que Donald Trump a dit qu’il était “gentil“, le montant final des droits de douane ainsi obtenu a été réduit de moitié. »Aberrations…« Une équation sans aucune valeur économique », relève Le Monde à Paris. « Le vertige guette : la guerre commerciale mondiale est lancée sur la base de calculs sans assise scientifique. »Exemple de cette aberration, pointe Le Monde : « Donald Trump a évoqué le Cambodge, un des pays les plus pauvres du monde, à l’économie six cents fois plus faible que celle des États-Unis. “Oh, regardez le Cambodge, a-t-il dit, 97 % [de droits supposés]. On va le ramener à 49 %. Ils ont fait fortune avec les États-Unis d’Amérique“, a-t-il osé, faisant ricaner l’assistance. » Autre aberration, pointe Libération : « lancée dans sa guerre commerciale mondiale, l’Amérique pénalise maintenant des pays, comme Israël, qui ne lui imposent aucune barrière douanière, ou qui accusent un déficit commercial avec les États-Unis, comme le Guatemala. Aucune nation, aucun territoire n’échappe à l’ire vengeresse de Donald Trump. La Birmanie, dévasté par un terrible tremblement de terre, écope tout de même de 44 % de droits de douane. »Sidération…Et c’est la sidération chez les commentateurs… Le Figaro, à Paris, n’en revient pas : « non content de brutaliser et d’insulter quotidiennement ses alliés historiques, Donald Trump déclenche contre eux une guerre commerciale atomique. À ce jour, en dehors d’une poignée de conseillers, personne n’en comprend l’intérêt : toute l’histoire économique enseigne que le protectionnisme, loin d’assurer la prospérité, provoque des catastrophes en série, chez l’agresseur autant que chez la victime. Si la fermeture des frontières engendrait le bonheur, la Corée du Nord serait un paradis, s’exclame Le Figaro. Le hic est qu’à ce jour aucune des forces de rappel susceptibles de ramener le président à la raison ne fonctionne. Pas plus la chute de Wall Street que l’inquiétude manifeste des chefs d’entreprise américains, censés bénéficier de cette vaste offensive. »« Les années 30 sont de retour, soupire pour sa part Die Welt à Berlin. Le président américain de l’époque, Hoover, avait augmenté les droits de douane sur de nombreux produits, ce qui avait finalement déclenché une guerre commerciale et aggravé la Grande Dépression de l’époque. »Incertitudes…Alors que va-t-il se passer aux États-Unis et dans le reste du monde ?Le Devoir à Québec s’interroge : « inflation galopante ? Récession ? Augmentation des prix pour les consommateurs ? Les économistes y voient en tout cas d’énormes incertitudes qui compliquent encore davantage les négociations avec le géant américain. »Pour Le Temps à Genève, c’est certain : « ainsi s’ouvre inévitablement une ère de protectionnisme qui fera du mal à tous. Les prix partiront à la hausse, les consommateurs le paieront. Si ces tarifs restent en place dans la durée, ils entraîneront certainement un fort ralentissement économique. Les bourses réagissent. L’incertitude est au maximum. » Et on revient au Wall Street Journal pour qui on entre en effet dans une ère « de risques et d’incertitude » : « si les pays concernés tentent de négocier avec les États-Unis pour réduire leurs droits de douane, les dommages pourraient être moins importants. Mais si la riposte est généralisée, prévient le quotidien économique américain, il pourrait en résulter une contraction du commerce mondial et un ralentissement de la croissance, voire pire, une récession mondiale. »Bref, résume le Wall Street Journal, « le message de Trump est clair : la mondialisation est terminée. »
    Más Menos
    4 m
  • À la Une: 25 heures de discours anti-Donald Trump
    Apr 2 2025
    Alors que la planète entière vit depuis trois mois au rythme des annonces du président américain Donald Trump, le sénateur démocrate Cory Booker a réussi à capter l’attention des médias avec ce tour de force oratoire : un discours-fleuve de 25 heures et 5 minutes devant le Sénat. « De 19 heures lundi jusqu’à 20 heures le lendemain, rapporte le Washington Post, le sénateur du New Jersey a énuméré les innombrables abus de pouvoir, méfaits et décisions politiques catastrophiques de l’administration Trump. C’est le plus long discours de l’histoire du Sénat américain. (…) Un acte de protestation symbolique, mais puissant. »Pour Cory Booker, premier Afro-Américain à siéger au Sénat américain pour le New Jersey, il y avait une revanche à prendre sur l’histoire, explique le New York Times. Il était en effet depuis longtemps « contrarié par le fait que Storm Thurmond, un ségrégationniste de Caroline du Sud, détienne le record de prise de parole au Sénat » – 24 heures et 18 minutes – c’était en 1957, à l’occasion d’un discours contre les droits civiques.« Alors que les heures s’égrenaient et que Corie Booker continuait à parler, relate le New York Times, des dizaines de milliers de personnes suivaient son discours sur des flux vidéo en direct, curieuses de voir jusqu’où il pourrait aller. (…) Il gesticulait et rugissait. Il lui arrivait de s’accrocher à son pupitre. Sa voix devint rauque, mais elle resta forte. »Le porte-voix des démocrates ?Et si, « au travers de ce coup d’éclat, Cory Booker prévoyait de se présenter à la présidentielle de 2028, cela ne nous dérangerait pas, s’exclame le Washington Post. Ce discours pourrait être un tremplin. »Déjà, rappelle le journal, deux figures de l’opposition, « Bernie Sanders et Alexandria Ocasio-Cortez ont entamé une série de meetings sur le thème “combattre l’oligarchie“, qui attire des foules massives et qui alimente les spéculations sur une future candidature à la présidence de la députée de New York. Le terme “fascisme“ pourrait également être approprié, pointe le Washington Post. Et pourquoi pas, veut encore croire le journal, une tournée nationale de “lutte contre le fascisme“ menée par un démocrate de centre-gauche éminent et charismatique. À savoir Cory Booker. »Justement, « Corie Booker peut-il unifier la résistance anti-Trump ? », s’interroge le Boston Globe. Pourquoi pas ? « Alors que les démocrates, frustrés par les vieux routiers au sommet, sont à la recherche d’une nouvelle génération de dirigeants, le discours de Booker pourrait consolider son statut de figure de proue du parti. »Ce « discours marathon intervient à un moment où de nombreux démocrates progressistes se sentent déçus par les récents compromis avec les républicains, renchérit le Time Magazine, notamment l’accord budgétaire soutenu par Trump, auquel dix sénateurs démocrates ont adhéré le mois dernier. (…) D’après un récent sondage, poursuit le journal, près des trois quarts des électeurs démocrates estiment que leurs représentants au Congrès n’en font pas assez pour s’opposer à Trump. Le discours de Booker pourrait (donc) constituer une réponse directe à ces frustrations (…) et enhardir les démocrates, qui se sentent de plus en plus marginalisés dans un Sénat contrôlé par les républicains (…) Et aussi, pourquoi pas, élever son statut au sein du parti et le positionner comme une figure de proue de l’opposition à Trump. »Trump : l’arme des droits de douaneOn n’en est pas encore là. Et Donald Trump occupe à nouveau la scène médiatique. Ce mercredi, pointe le Wall Street Journal, « tous les regards sont tournés vers les annonces de tarifs douaniers du président Trump, qui considère ce 2 avril comme le “jour de la libération“ de la politique commerciale des États-Unis. Les investisseurs sont sur le qui-vive. »« Trump érige un mur tarifaire contre le monde », s’exclame El Pais à Madrid. « Le président américain va déclarer symboliquement la guerre commerciale à ses partenaires ce mercredi. »« “Jour de la libération“ : Donald Trump veut frapper fort en imposant des droits de douane au reste du monde », lance le Figaro à Paris. Avec beaucoup de questions en suspens, note le journal : « optera-t-il pour une taxe universelle allant jusqu’à 20 % sur toutes les importations des partenaires commerciaux des États-Unis ? Où choisira-t-il d’appliquer des droits réciproques ? Et quels pays seraient ciblés en priorité ? » Réponse dans les prochaines heures.
    Más Menos
    4 m
  • À la Une : Marine Le Pen inéligible…
    Apr 1 2025
    « C’est une bombe à mèche lente, relève Le Monde, allumée par Jean-Marie Le Pen en 2004, qui a explosé hier lundi au tribunal de grande instance de Paris, carbonisant les ambitions politiques de sa fille Marine Le Pen et faisant ressentir ses secousses dans toute la classe politique. Pour avoir prolongé et systématisé le détournement de l’argent du contribuable européen, aux fins de faire vivre un Front national sans marge financière et d’en faire bénéficier quelques proches, Marine Le Pen a provoqué sa perte. »Une décision fondée en droitAlors oui, s’exclame La Croix, cette condamnation « a l’effet d’un séisme pour le Rassemblement national et l’ensemble de la vie politique française. » Mais, poursuit le quotidien catholique, la décision rendue par les juges ne constitue pas un acte politique, même si elle a incontestablement des conséquences dans ce domaine. Il s’agit d’une décision fondée en droit, s’appuyant sur des textes votés il y a plusieurs années par la représentation nationale, qui n’avait sans doute pas imaginé à l’époque un tel scénario. »Alors oui, « un coup de tonnerre », lance Libération. « Marine Le Pen ne sera peut-être pas candidate en 2027. (…) Est-ce pour autant un scandale politique, comme le chœur de ses soutiens le laisse entendre ? Non. D’aucuns argumentent que la justice se serait substituée aux urnes. Mais hier les juges n’ont pas condamné l’extrême droite, et ce courant de pensée ne sera en rien empêché d’être représenté en 2027. » Les juges qui « étaient trois à statuer, rappelle Libération, et qui n’ont fait qu’appliquer la loi, respecter le droit. »La France fracturée en deux campsAutre analyse pour Le Figaro, qui estime que la France est « désormais fracturée en deux camps radicalisés : côté gauche, ceux qui, au nom de la séparation des pouvoirs, voudraient que la justice impose au clair-obscur politique la transparence de la vertu. Pour empêcher l’illibéralisme, tous les moyens sont bons, même les réductions de liberté. C’est le parti de la balance. Côté droit, poursuit Le Figaro, les tenants de la souveraineté populaire, qui considèrent qu’une caste s’est emparée du trésor démocratique et qu’elle dépossède les électeurs de leur premier pouvoir : le vote. Pour reprendre le contrôle, ils sont prêts à tout bazarder, même la séparation des pouvoirs. C’est le parti de l’urne. »Et attention, prévient le quotidien de droite : « les millions de Français qui se vivent comme des citoyens de second rang brandissent déjà cette décision comme preuve supplémentaire de leur humiliation. La vexation élitaire, qu’elle soit médiatique, culturelle ou judiciaire, est l’engrais le plus efficace pour faire pousser l’insurrection civique. »Sur les traces de Trump ?Les réactions ne manquent pas non plus dans la presse internationale…Pour le Times à Londres, « exclure Marine Le Pen de l’élection présidentielle ne fera qu’attiser les tensions. »Non, rétorque le Guardian, « la justice française a choisi le courage plutôt que la reddition. La loi était claire, et le tribunal l’était aussi dans sa condamnation : pas de traitement de faveur pour Marine Le Pen. » C’est une « une démonstration de la force de l’État de droit », renchérit Le Soir à Bruxelles.Attention danger de trumpisation… pointe pour sa part Le Temps à Genève : les débats qui ont précédé et suivi ce procès illustrent « la méfiance vis-à-vis de la justice et l’instrumentalisation de cette méfiance par des élus souvent grands avocats de la fermeté par ailleurs. (…) L’exemple le plus criant de ce travers est évidemment Donald Trump, relève le quotidien suisse, qui, depuis de nombreuses années, ne cesse de saper l’autorité de la justice américaine. Et désormais au pouvoir, il va jusqu’à se venger en faisant payer les magistrats. »En effet, « il n’y a plus de lignes rouges », déplore le Washington Post. « Dans la lignée de Trump, Mme Le Pen et ses partisans dénoncent une instrumentalisation de la justice, une chasse aux sorcières. » Tout comme Trump, « elle est désormais une criminelle condamnée dont le pouvoir politique ne doit pas être sous-estimé. »
    Más Menos
    4 m

Lo que los oyentes dicen sobre Revue de presse internationale

Calificaciones medias de los clientes

Reseñas - Selecciona las pestañas a continuación para cambiar el origen de las reseñas.