• Zone arctique : Les chuchoteuses et les chuchoteurs de la banquise
    Mar 13 2025
    Le 25 février 2025, Guillaume Grima, athlète spécialisé en courses d'endurance, a échangé avec quatre étudiants francophones du Nord canadien. Récemment deuxième du Yukon Arctic Ultra, une course de 600 km en conditions extrêmes, il a partagé son expérience et sa préparation. Les étudiants l’ont interrogé sur son entraînement pour différentes épreuves, notamment l’Ultra Arctic, qui exige de tracter une pulka et de survivre en milieu polaire. Passionné par le froid depuis son enfance dans les Alpes, Grima a découvert ces courses après son arrivée au Canada en 2022. Il a décrit les défis de la course : fatigue, froid intense (-46 à -48°C) et gestion des engelures. Malgré ces obstacles, il n’a jamais envisagé d’abandonner, porté par sa détermination et l’entraide entre concurrents. Il a souligné l’importance du soutien moral, évoquant notamment sa rencontre avec le vainqueur, Mathieu Blanchard. À l’arrivée, il a savouré l’aboutissement de cette aventure éprouvante mais enrichissante. Son échange avec les étudiants a mis en lumière non seulement les difficultés de la course, mais aussi la camaraderie et l’esprit d’aventure qui animent ces compétitions extrêmes.
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  • Zone arctique : Entendre la voix des femmes inuites
    Mar 6 2025
    L'interview aborde des thèmes cruciaux liés à la Journée internationale des droits des femmes, qui se tiendra le 8 mars. Rosemary Cooper, la directrice générale de l'organisme Pauktuutit, met en avant cette journée comme un moment de célébration des réalisations des femmes, ainsi que l'opportunité d'agir en faveur de l'égalité des sexes. Pour l'organisation, qui défend les intérêts des femmes inuites du Canada, cette journée est particulièrement significative, car elle souligne les luttes quotidiennes pour l'équité, notamment pour les femmes et les personnes de diverses identités de genre au sein de ces communautés. Pauktuutit et son pendant, Pauktuutit, se consacrent à la sensibilisation des problèmes majeurs auxquels font face les femmes inuites, notamment la violence sexiste, l'insécurité du logement, et le manque de services adaptés culturellement. Roasmary Cooper insiste sur l'importance d'un engagement actif pour garantir que les voix des femmes inuites soient incluses dans toutes les discussions décisionnelles. Pour l'organisation, la promotion de l'égalité et l'amélioration des conditions de vie sont des priorités stratégiques, et elles continuent à défendre ces causes au niveau communautaire, régional et national. L'interview évoque également la prochaine participation de POC2TIT à la 69e session de la Commission des Nations Unies sur le statut de la femme, prévue du 10 au 21 mars 2025 à New York. Cet événement, qui marquera le 30e anniversaire de la déclaration et de la plateforme d'action de Pékin, sera l'occasion d'examiner et d’évaluer les progrès réalisés sur des questions fondamentales pour les droits des femmes. Cooper considère cet événement comme une étape déterminante dans le mouvement mondial vers l'égalité des sexes, un moment pour réfléchir à ce qui a été accompli, mais aussi pour confronter les obstacles qui persistent. Le programme de l'événement sera centré sur les défis actuels et les nouvelles réalités rencontrées par les femmes, en particulier les femmes autochtones, dans leur quête d'égalité politique et de pouvoir décisionnel. Rosemary Cooper souligne que cette session ne sera pas uniquement une occasion de célébrer les réussites passées, mais aussi un forum pour discuter des inégalités qui restent à surmonter. Cela souligne l’importance de la participation active des femmes autochtones dans toutes les sphères de la vie, et notamment dans les processus décisionnels qui les concernent. À travers cette interview, il apparaît clairement que la lutte pour l'égalité des sexes va au-delà des simples commémorations ; elle nécessite un engagement continu et des actions concrètes pour changer les structures qui maintiennent des disparités. L'importance de garantir que les voix des communautés inuites soient entendues et prises en compte dans les instances décisionnelles est ainsi mise en avant comme un impératif crucial pour permettre un véritable changement.
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  • Zone arctique : Désinformation et démocratie
    Feb 27 2025
    Le 28 janvier 2025, la Commission sur l'ingérence étrangère dans les processus électoraux et les institutions démocratiques du Canada a publié son rapport final après une enquête approfondie qui a duré 15 mois. Cette enquête a seen l'audition de plus d'une centaine de témoins, rassemblant des contributions lors de 39 jours d'audiences publiques et de 18 jours d’audiences à huis clos. Les enquêteurs ont également analysé un volume considérable de documents, incluant 52 000 documents, dont 47 000 provenant directement du gouvernement fédéral. Fait notable, 78,5 % de ces documents étaient classifiés, indiquant la complexité et la sensibilité de la question de l'ingérence étrangère. Le rapport souligne que l'ingérence étrangère n'est pas un phénomène nouveau pour le Canada, mais qu'il a pris une ampleur inquiétante ces dernières années, avec des méthodes qui ont évolué. L’honorable Marie-Josée Hogue, commissaire de la Commission, a affirmé que, bien que les institutions démocratiques du Canada aient démontré leur robustesse face à ces tentatives, la vigilance reste de mise. L'un des défis majeurs identifiés dans la défense de la démocratie est la propagation de la désinformation, un enjeu qui pourrait avoir des conséquences néfastes sur l'intégrité des processus électoraux. Dans ce contexte, l'avis d'experts tels que Kristenov, directeur adjoint au Centre d'études des institutions démocratiques de l'Université de Colombie-Britannique, est particulièrement pertinent. Il a exprimé des préoccupations concernant le manque de transparence des informations circulant sur les réseaux sociaux, un problème exacerbée par les influences extérieures. Le rapport mentionne également la position d'Elon Musk, propriétaire de la plateforme X, dont les actions semblent soutenir les intérêts du gouvernement américain dans une guerre économique visant le Canada. Ce climat numérique est jugé encore plus menaçant pour les prochaines élections fédérales, rendant les systèmes plus vulnérables à la désinformation. Stephen Dunbar, directeur général des élections dans les Territoires du Nord-Ouest, a mis en lumière le rôle crucial des médias traditionnels dans la lutte contre la désinformation. Selon lui, ces médias sont des remparts essentiels à l'intégrité des élections, en diffusant des informations précises et fiables. En réponse à ces préoccupations, le rapport final de la Commission inclut 51 recommandations qui visent à améliorer la littératie numérique et médiatique au sein de la population, ainsi qu'à protéger l'intégrité de l'information en ligne. Cela souligne une prise de conscience croissante de la nécessité d'éduquer les citoyens sur la véracité des informations qu'ils consomment, afin de renforcer encore davantage les fondements démocratiques du pays.
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  • Zone arctique : Être prêt en cas de conflit dans l’Arctique
    Feb 20 2025
    Dans cet épisode, nous discutons de l'exercice Arctic Forge 25, qui se déroule à Sodankila en Finlande, où 40 membres du 2e groupe Brigade Mécanisée du Canada se joignent à 850 militaires finlandais et américains. Cet exercice biennal, qui s'étend du 17 au 28 février 2025, a pour objectif principal de renforcer l’expertise et les capacités des armées canadienne et américaine dans des environnements arctiques. Nous explorons les diverses activités prévues dans le cadre de cet exercice, qui se déroulent dans la zone d'entraînement militaire de Sodankila. Il est essentiel de noter que les opérations se tiennent à une distance sécuritaire de la frontière russe, qui se trouve à environ 150 km à l'est. Ce contexte géopolitique souligne l'importance d'une préparation adéquate pour les forces de l'OTAN sur le flanc nord face à d’éventuelles crises ou conflits. L'épisode met également en lumière les exercices de coopération entre les troupes finlandaises, américaines et canadiennes. C'est une occasion précieuse pour ces soldats d'approfondir leurs pratiques et de mieux comprendre les nuances nécessaires pour travailler ensemble dans l'Arctique. Nous discutons des défis logistiques et tactiques rencontrés lors de cette formation et de l'importance d'une telle collaboration pour faire face aux exigences d'opérations dans des conditions extrêmes. En conclusion, Arctic Forge 25 est plus qu'un simple exercice militaire ; c'est un élément clé dans la préparation stratégique des nations impliquées pour garantir la sécurité dans cette région cruciale. Les leçons tirées de cet exercice pourraient avoir des implications significatives pour les futurs engagements militaires dans l'Arctique et au-delà.
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  • Zone arctique : Comment éviter de construire des logements dans des zones à risque
    Feb 13 2025
    L'Institut climatique du Canada a récemment publié un rapport intitulé "Des risques à nos portes", qui met en lumière les implications critiques des choix de construction actuels face aux menaces climatiques croissantes. Selon cette étude, jusqu'à 540 000 nouvelles habitations pourraient être construites dans des zones sujettes à des inondations, tandis que 220 000 d'entre elles risqueraient d’être édifiées dans des zones à haut risque de feux de forêt d'ici 2030. Ce constat alarmant souligne l'importance d'une planification urbaine réfléchie qui prenne en compte les défis environnementaux imminents. Le rapport détaillé examine les conséquences financières potentielles pour les nouveaux logements en cas d'inondation et de feu de forêt dans différentes régions. Par exemple, il est estimé que la perte annuelle moyenne pour les nouveaux logements en cas d'inondation pourrait atteindre 1 200 dollars au Yukon, contre 70 dollars dans les territoires du Nord-Ouest et 65 dollars au Nunavut. Selon Ryan Ness, directeur de l'adaptation à l'Institut climatique, cette disparité de coûts est attribuée au fait que plus de logements dangereux pourraient être construits au Yukon, en particulier à Whitehorse, où les risques d'inondations sont plus élevés. En ce qui concerne les feux de forêt, le rapport fait état de pertes annuelles moyennes significatives : 1 100 dollars au Yukon et 530 dollars dans les territoires du Nord-Ouest, par rapport à 200 dollars en Colombie-Britannique. Ces chiffres illustrent la nécessité d'agir rapidement pour éviter des pertes économiques majeures. Le rapport appelle à une révision urgente des pratiques de planification actuelle, soulignant que si ces dernières demeurent inchangées, un nombre croissant de logements sera établi dans des zones à risque, exacerbant ainsi les effets des changements climatiques. Pour remédier à cette situation préoccupante, l'étude propose plusieurs recommandations aux gouvernements territoriaux. Parmi celles-ci figure la création d'un registre public régulièrement mis à jour, et la publication de cartes des zones vulnérables, qui permettraient aux municipalités, propriétaires, locataires et promoteurs d'accéder à des informations cruciales lors des transactions immobilières. En dissuadant les constructions dans des zones à risque et en favorisant celles dans des zones plus sécurisées, ces mesures pourraient contribuer à réduire l'impact économique et humain des catastrophes naturelles à venir.
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  • Zone arctique : A quels defis doivent faire face les femmes immigrantes francophones dans le Nord
    Feb 6 2025
    L'interview met en lumière les défis uniques auxquels les femmes immigrantes francophones font face dans les territoires canadiens, en particulier au Nord. Ces défis ont été identifiés par l'Association des femmes francophones du Canada, qui a récemment lancé une stratégie pancanadienne visant à surmonter ces obstacles. Élodie Bernard, directrice de l'organisme Les Essentiels à Whitehorse, souligne l'importance de cette nouvelle stratégie pour structurer les actions des organismes partenaires. Elle évoque notamment l'absence de services de soins de santé en français et la difficulté de faire reconnaître les compétences des immigrantes sur le marché du travail, ce qui complique leur intégration et leur autonomie. À Yellowknife, la situation est tout aussi préoccupante, surtout en ce qui concerne l'accès aux services de garde d'enfants. Audrey Fournier, directrice générale de la Fédération francoténoise, met en exergue que les nouvelles arrivantes rencontrent de grandes difficultés sans un accès adéquat à ces services. En effet, cela les empêche de se déplacer pour accéder à d'autres ressources en français. De plus, les horaires des services proposés ne coïncident souvent pas avec les besoins des femmes, limitant leur capacité à bénéficier de l'aide disponible. La problématique des services de garde d’enfants est donc un point crucial qui freine l'intégration des femmes immigrantes. Au-delà de l'accès à des services de garde, la discussion aborde des enjeux plus larges comme l'accès aux soins de santé en français, aux informations sur leurs droits juridiques, et à une compréhension appropriée du milieu légal et du monde du travail. Le manque d'accès à des ressources juridiques et à des structures d'hébergement pour les femmes en situation de vulnérabilité est également souligné. Ces facteurs créent un environnement hostile à l'intégration professionnelle et contribuent à une certaine précarité, sapant ainsi la santé mentale et le bien-être familial des immigrantes. Enfin, l'interview conclut sur une note préoccupante quant au choix de rester ou non dans ces territoires. Le manque de services essentiels conditionne directement la capacité des femmes à s'épanouir dans leur nouvel environnement. Leurs décisions de rester ou de partir sont étroitement liées à leurs expériences face à ces obstacles, ce qui témoigne de l'importance d'une action collective et concertée pour améliorer leur intégration et leur bien-être.
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  • Zone arctique : L’Arctique émet plus de CO2 qu’elle n’en stocke
    Jan 30 2025
    Dans cette conférence, nous abordons une étude révolutionnaire publiée dans la revue Nature Climate Change le 21 janvier 2025, qui met en lumière un tournant alarmant dans la dynamique des émissions de CO2 dans les régions arctiques. Cette étude, fruit du travail de 63 chercheurs provenant de divers pays, révèle que les terres arctiques émettent désormais plus de CO2 qu'elles n'en stockent, une inversion de la tendance observée depuis de nombreuses années. Les données ont été collectées à partir d'une centaine de sites situés en Alaska, en Europe du Nord, au Canada et en Sibérie, offrant ainsi une vision globale de l'impact du changement climatique sur ces écosystèmes fragiles. L'un des points clés discutés par les intervenants, notamment Manuel Elbig, professeur en sciences atmosphériques à l'Université du Québec à Montréal, est l'impact croissant de la sécheresse et de l'augmentation des températures sur les sols arctiques. Cette situation est exacerbée par la multiplication des feux de forêt qui créent un cercle vicieux d'émissions de CO2. Alors que l'Arctique était autrefois perçu comme un puits de carbone, la réalité actuelle montre que de plus en plus d'endroits deviennent des sources de dioxyde de carbone, modifiant ainsi les dynamiques climatiques dans la région. La discussion souligne que ces effets ne sont pas homogènes et dépendent de divers facteurs comme le climat local, la végétation et la fréquence des incendies. Nous explorons également les implications de cette recherche sur les politiques environnementales et la nécessité d'une action rapide pour inverser ces tendances. Florent Dominé, directeur de recherche au CNRS, met en garde contre le risque d'un emballement climatique, signalant la nécessité de changer les émissions anthropiques pour freiner ce cycle destructeur. Les intervenants insistent sur l'importance de prendre en compte les données des stations de recherche comme celle de Scotty Creek, qui fournit des mesures précieuses sur les émissions de CO2 et les conditions hydrologiques, reflétant ainsi les changements en cours. Un aspect significatif de la conférence concerne l'intégration des savoirs autochtones dans les recherches scientifiques. Dieter Cason, représentant de la Première Nation de Lidli Kwe, souligne l'importance d'associer les connaissances traditionnelles autochtones aux données scientifiques pour mieux appréhender les changements climatiques. Cette approche collaborative pourrait potentiellement offrir des solutions plus adaptées aux défis posés par le changement climatique dans l'Arctique. La conférence conclut sur un message d'espoir, en insistant sur la nécessité d'unir les savoirs pour s'adapter aux transformations en cours et protéger ces écosystèmes vitaux.
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  • Zone arctique : Vivre de sa musique
    Jan 23 2025
    Cette conférence aborde les défis rencontrés par les artistes francophones vivant dans le Nord canadien et se concentre sur les résultats d'une étude mandatée par la société Champs d'Ouest, qui a examiné les expériences de près de 50 artistes évoluant dans des situations minoritaires. Les participants à cette étude révèlent que l'isolement géographique et le manque d'accès à des programmes de développement artistique constituent des obstacles significatifs à leur réussite. Ces difficultés sont particulièrement évidentes dans les territoires du Nord-Ouest et du Nunavut, où les artistes peinent à trouver des ressources et des opportunités adaptées à leur réalité culturelle. L’étude met en lumière la situation d’artistes comme Yves Lécuyer, qui a dû faire face à un choix déchirant entre sa passion pour la musique et une carrière professionnelle plus stable. La distance qui sépare ces artistes des principaux centres de l'industrie musicale rend leur visibilité et leur intégration beaucoup plus difficiles. Cette problématique est également observée chez Isabelle Mercier, enseignante et artiste humoristique de la pop country, qui doit naviguer entre un public majoritairement anglophone et la langue française dans sa pratique musicale. Son expérience souligne la nécessité d’adapter ses performances pour capter l’attention d’un public qui ne maîtrise pas toujours la langue, ce qui peut engendrer des moments cocasses lors des spectacles. La discussion s'élargit pour examiner comment la pandémie de Covid-19 a impacté le groupe Yukonais Major Funk. Les Mitgliedern du groupe témoignent des lourdes répercussions des restrictions sanitaires sur leurs activités. Étienne Girard, bassiste du groupe, évoque la perte de nombreux lieux de performances et les difficultés persistantes rencontrées par l'industrie musicale. Ces défis accumulés durant la pandémie ont entraîné un déclin significatif dans la vitalité de la scène musicale, laissant les artistes dans l'incertitude. Pour répondre à ces problématiques, la société Champs d'Ouest a récemment lancé des programmes pilotes de réseautage et de mentorat spécifiquement destinés aux musiciens et chanteurs francophones en situation minoritaire. Ces initiatives visent à renforcer les liens entre les artistes et à leur fournir les outils nécessaires pour surmonter les défis uniques qui se présentent à eux dans ce contexte géographique et culturel difficile.
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