• Taïwan: TSMC investit 100 milliards de dollars aux États-Unis, pour éviter la colère de Trump ?

  • Apr 1 2025
  • Duración: 3 m
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Taïwan: TSMC investit 100 milliards de dollars aux États-Unis, pour éviter la colère de Trump ?

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  • L’entreprise taïwanaise TSMC a annoncé début mars la construction de cinq usines de dernière génération aux États-Unis. Mais sur l’île qui produit 90 % des semi-conducteurs de pointe de la planète, certains voient cette industrie comme l’assurance-vie de l’île. « Le bouclier de silicium » comme elle est souvent surnommée. Car sans ces puces électroniques, le commerce mondial ne peut fonctionner. Ce qui garantit selon certains le soutien militaire américain contre la Chine. Mais est-ce que ce nouvel investissement, une concession à Donald Trump qui menaçait l’île de représailles douanières, a mis en danger la sécurité de Taïwan ?

    Au Lifayuan, l’Assemblée taïwanaise, les débats autour des 100 milliards de dollars d’investissements de TSMC aux États-Unis sont houleux. Depuis l’annonce, effectuée début mars à la Maison Blanche, par le président taïwanais Laï Ching-te et celui de l’entreprise, l’opposition est vent debout. « La plupart des taïwanais sont inquiets que cet investissement puisse nous priver de l’avantage dont on dispose dans le domaine des semi-conducteurs de dernière génération et que ce genre d’investissement porte atteinte à la sécurité nationale » explique Chance Hsu, directeur adjoint des affaires internationales du Kuomintang.

    Si Donald Trump, qui a longtemps accusé Taïwan de voler le marché des semi-conducteurs, n’a plus besoin des puces taïwanaises, pourquoi défendrait-il l’île ? Réponse, dans les couloirs de l’assemblée, de Robert Tsao, milliardaire créateur d’UMC, une autre entreprise de semi-conducteurs : « L’investissement de TSMC a été fait à l’invitation de Donald Trump, c’est un signe très positif pour consolider la relation entre Taïwan et les États-Unis. » Quant au risque de voir les dernières générations de puce quitter Taïwan et partir aux États-Unis, l'homme d'affaires se veut rassurant. « Non, cela va rester dans l’entreprise. N’importe quel développement aux États-Unis peut être utilisé à Taïwan. Tout cela va rester à Taïwan, c’est du n’importe quoi ».

    Au cœur des débats, les dernières générations de puces. Le gouvernement taïwanais a assuré qu’elles ne seraient pas produites aux États-Unis. Pour l’instant, elles sont manufacturées en grande partie au parc industriel de Xinzhu, à une heure au sud de Taipei. C’est là qu’est né le géant des semi-conducteurs, TSMC. Les puces – qui permettent à nos téléphones, ordinateurs et voitures de fonctionner – sont fabriquées dans d’immenses usines, frappée du logo rouge de l’entreprise taïwanaise. Un chantier permanent : à chaque nouvelle génération de puces, une nouvelle usine voit le jour.

    L’entreprise a accepté de nous accueillir dans son musée, mais interdit tout enregistrement sonore à l’intérieur. Alors, pour briser le culte du secret, il faut se tourner vers les anciens employés. « Ces puces vont être très proches technologiquement de celles produites à Taïwan. Taïwan commencera sûrement la production avant, mais cela prendra peu de temps de transférer aux États-Unis », estime Konrad Young, universitaire ayant longtemps été directeur de la recherche et du développement à TSMC. « En un sens, cela réduit l’effet de protection du "bouclier". Mais est-ce que TSMC veut être un bouclier ? Je ne sais pas. »

    Avec 40 000 emplois bientôt créés aux États-Unis, TSMC a au moins offert au camp Trump un argument pour défendre Taïwan à ses électeurs.

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