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L'Afrique en marche

De: RFI
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  • L'Afrique positive sur RFI pour découvrir et mettre en valeur des initiatives gagnantes du continent. Une entreprise innovante, une idée qui mérite d'être relayée, un projet auquel nous pouvons donner un coup de pouce... Chaque semaine, nous ferons un focus sur l'Afrique qui marche et qui donne envie d’aller plus loin !

    Diffusion : dimanche à 5h47, 7h47 et 12h50 TU.

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Episodios
  • Au Togo, cartables solaires pour réussites scolaires
    Mar 23 2025

    Au Togo, une association a décidé de fabriquer et distribuer des cartables scolaires et solaires à des élèves en classes primaires de plusieurs villages. Des cartables solaires, car le système inventé par l’association « We are The New Africa » permet aux enfants, lorsqu’ils rentrent chez eux, la nuit tombée, de continuer à lire ou à écrire à la lueur de leurs cartables.

    Un sac scolaire muni d'un mini-capteur solaire, d'une lampe et d'un interrupteur, c’est une idée qui a germé dans l'esprit de l’artiste styliste Akbar, il y a six ans, alors qu'il fabriquait de simples sacoches pour les manuels et les trousses des élèves.

    Akbar, créateur et responsable de l'association « We are the New Africa » fabriquait au départ de simples sacs. « J’avais vu un reportage dans une localité où les élèves avaient des difficultés à avoir des sacs, donc ils prenaient des sachets plastiques. Et lorsque je me suis rendu deux ou trois fois dans un village, il y avait la problématique également du manque d'électricité dans la plupart des régions où je distribuais les sacs et donc j'ai eu cette idée, explique le créateur. Je suis allé sur Internet, j'ai regardé un peu et j'ai réussi à faire un sac et à y incorporer un système d'éclairage à énergie solaire. Des sacs sur lesquels on met des plaques, des capteurs solaires, un interrupteur et, à l'intérieur, il y a une batterie. Et donc en journée, lorsque l'élève va à l'école, le sac est exposé au soleil. Naturellement, pendant les récréations, les capteurs captent le rayon du soleil pour alimenter la batterie intérieure. Et le soir, l'élève a une source de lumière pour étudier au moins pendant deux ou trois heures de temps ».

    Trois heures de lectures supplémentaires grâce au soleil

    Trois heures de lecture supplémentaire qui n'ont peut-être l'air de rien, mais depuis six ans que ces sacs sont fabriqués et distribués gratuitement, cela produit son petit effet. Les professeurs des écoles constatent en effet une nette amélioration de la progression scolaire des élèves. « Voilà !, c'est exactement ça !, se félicite Akbar. C'est ce qui moi personnellement me motive parce que dans la plupart des villages où nous sommes passés, où nous avons fait les opérations, les professeurs ont témoigné [positivement]. On fait souvent comme une sorte de compétition où les élèves disent : il y a 100% à tel examen, 98%.... Pour les enfants, c'est ludique de s'amuser avec le sac, d'avoir de la lumière. Et donc en plus, ils s'intéressent, ils font des révisions. Après toutes ces années, le niveau scolaire a augmenté considérablement, c'est un fait ! C'est surtout ça qui me motivera, qui nous motivera à continuer ».

    Cartables de lumières

    Ce travail bénévole de fabrication et de distribution de cartables solaires se fait grâce à l'association d’Akbar et à l'appui financier d'une ONG en France, Educadev. Jean-Luc Colin est l'un de ses responsables. « Akbar est un monsieur extrêmement actif qui nous a fait un budget et on l'a suivi déjà plusieurs fois depuis 2019. On en est à la 4e ou 5e session de fabrication de ces "cartables de lumière". On a surtout un grand sentiment de fierté de voir ces élèves qui, du coup, disposent en plus d'un cartable pratique, lumineux, d'un mode de transport assez solide pour trimballer leurs affaires ».

    Depuis six ans, 100 à 200 sacs de lumière sont fabriqués et distribués chaque année dans les classes de villages togolais. Le but d'Akbar et de son association est bien sûr de permettre la production plus importante de sacs pour que chaque élève du Togo manquant de lumière dans son foyer puisse malgré tout progresser dans ses études.

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  • La santé à portée de main avec l'application camerounaise Waspito
    Mar 16 2025

    Focus sur une start-up camerounaise, Waspito, qui présentait en mai dernier à Paris au salon VivaTech son application. Une appli de consultation médicale à distance qui permet de résoudre les questions d'accès aux soins dans les zones les moins favorisées et les moins médicalisées du Cameroun. [Rediffusion]

    « Il y a quelques années, j'ai perdu mon père qui voulait que je sois médecin. Il a eu une crise cardiaque. Dans sa ville de Kumba, il n'y avait pas de cardiologue et le temps de le transporter là où il y avait un cardiologue, il est mort en chemin ». Ce souvenir marque encore, six ans plus tard, Jean Lobe Lobe.

    Faute d'accès rapide à un cardiologue, son père décédé. De ce drame personnel est née une idée, celle de créer une application de consultation médicale à distance, Waspito. Téléchargeable sur smartphone, cette appli permet aux patients, même éloignés des grandes villes, de trouver rapidement un médecin généraliste ou bien un spécialiste disponible.

    « Mes premiers pas, c’était avec mes économies propres. J'ai vendu ma maison, pratiquement tous mes biens. Ce n'était pas facile. Il a fallu convaincre mon épouse pour prendre ces risques, explique-t-il. Moi-même, j'ai pris deux ans pour apprendre à coder en PHP. Je suis allé sur Youtube apprendre à coder. Ensuite, il fallait rassembler une équipe », se souvient Jean que rien ne prédestinait à la médecine.

    En 2018, à force de courage et de volonté, Jean Lobe Lobe, réussi à monter sa start-up jusqu'à réunir la somme de 6 millions de dollars - soit 3,5 milliards de francs CFA - pour concevoir et lancer son application. D'entreprise unipersonnelle, Waspito est devenue une société de 40 salariés répartis sur Douala, Yaoundé et également Abidjan.

    Quarante salariés en six ans

    « Dans 70 % des cas, quand vous allez à l'hôpital, c'est juste une conversation entre vous et le médecin. Il ne vous touche pas, explique Jean Lobe Lobe. Donc la première chose qu'on utilise pour essayer d’améliorer l'accès aux soins, c'est juste de commencer par l'appel vidéo dans l'application. Donc même si on est en "brousse", vous avez accès à 1 200 médecins sur l'application Waspito. Je choisis mon médecin et je paye par Orange Money », décrit le concepteur de l’application tout en faisant une démonstration sur son smartphone.

    1200 médecins consultables, même en brousse

    Le coût d’une consultation à distance est de 4 000 francs CFA pour un généraliste ou 10 000 pour un spécialiste. Un tarif sensiblement le même qu'en présentiel, mais il permet d'économiser le coût du transport et de gagner en rapidité.

    Alexis Tazinya, médecin généraliste à Douala, fait partie de ceux qui ont adopté l'application : « Je suis à Douala, mais je consulte les malades dans différentes zones reculées. L'accès à internet grandit chaque jour, donc la médecine 3.0, c'est très important pour toute personne en Afrique. »

    Au Cameroun, avec ses 28 millions d'habitants, l'OMS recense un médecin pour 8 000 à 10 000 camerounais. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la couverture minimale préconisée est de 3 médecins pour 1 000 habitants. L'application de Jean Lobe Lobe permet donc de limiter les effets des déserts médicaux en Afrique.

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  • Transition du thermique à l'électrique: au Sénégal, les pirogues naviguent propres!
    Mar 11 2025

    L’Afrique en marche navigue à l’électrique … Une PME sénégalaise, Jokosun Energies, a décidé de proposer aux piroguiers de Casamance et du Sine Saloum de changer leurs moteurs bruyants et polluants par des systèmes électriques, silencieux et économiques.

    Depuis 2018, Jokosun Energies, la société créée par Raymond Sarr étudie les possibilités de remplacer un moteur essence par un moteur électrique sur les pirogues du Sénégal. L'hélice, le corps du moteur ne changent pas, seule la partie carburateur est remplacée par un système électrique alimenté par une batterie rechargée en panneau solaire. Raymond Sarr, est le directeur de Jokosun Energies.

    « Ce qu'on propose aux piroguiers, c'est de nous amener leur moteur thermique et nous, avec nos mécaniciens formés et affiliés, on leur transforme ce moteur thermique en moteur électrique. On ouvre le bloc, la carcasse et on remplace le cœur du moteur thermique par un moteur électrique » explique cet ancien technicien aéronautique à Toulouse.

    Réduction de 50% des coûts en carburant

    « In fine, le moteur à la même tête. Ensuite on relie ce moteur silencieux à une batterie. Le piroguier, en faisant cette opération de rétrofit, gagne en rentabilité et en autonomie au jour le jour. Grâce au moteur électrique, il réduit à peu près de 50% ses coûts de carburant et de 3 fois ses coûts d'entretien, parce que les moteurs électriques nécessitent beaucoup moins d'entretien que des moteurs thermiques ».

    André Jammeh est mécanicien et fait partie de ceux qui ont été formés pour dispenser la solution moteur électrique au piroguiers.

    « Je ne connaissais pas cette technique » admet-il « mais maintenant je la connais parce que j'ai transformé quatre moteurs. C'est pour les touristes et leurs pirogues. C’est simple en fait » .

    D'autant plus simple que la société, Jokosun Energies propose d'assurer le changement des batteries déchargées par d'autres batteries rechargées, ce qui assure une autonomie presque équivalente à un moteur thermique explique Raymond Sarr.

    « Le piroguier va débourser à peu près 100 000 francs CFA ( 150 euros), pour faire cette opération de rétrofit. On lui apporte un moteur qu'on lui propose en leasing il va payer en plusieurs fois et on lui loue des batteries au jour le jour. Tout l'enjeu est de contourner la barrière de l'investissement initial. Le coût de l'engagement pour le piroguier est faible, ce qui lui permet d'accéder et de se rendre compte de tous les bénéfices de l'électrique, en douceur… »

    L'avantage de l'électrique Mame Birra Barro, que l'on surnomme « bio », propriétaire d'une pirogue pour touristes, l'a très vite compris.

    Bon pour l'écosystème

    « Je trouve que c'est une très bonne idée pour le tourisme. Ça nous donne l'avantage de se rapprocher au plus près des oiseaux parce que c'est plus silencieux, ça ne pollue pas, donc c'est bon pour l'écosystème. Pour les pêcheurs aussi qui pêchent à la traîne, tu ne fais pas beaucoup de bruit. C'est vraiment l'avenir pour nous parce que l’essence ce n’est pas donné et avec les batteries solaires tu dépenses moins ».

    Claire O’neill est la directrice d'un programme appelé Manufacturing Africa pour la coopération britannique. C'est elle qui a cofinancé ce projet d'électrification des pirogues.

    « L’idée était de tester une solution d'énergie propre qui présentait un avantage économique. Ce qui est intéressant, dans ce projet c'est le modèle circulaire. C’est cela qui nous a attiré pour tester ce projet. Le fait que ce soit une innovation, mais une innovation qui est bien adaptée aux besoins des populations locales. On a vu déjà que cela avait un effet très positif sur le trajet que font les piroguiers avec les touristes en termes de prix mais aussi en même temps, cela préserve l'univers marin ».

    Le projet Jokosun ne porte que sur cinq pirogues équipées en Casamance et dans le Sine Saloum mais l'expérience ayant fait ses preuves, on passera à vingt pirogues électriques dans le courant de l'année.

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