Episodios

  • Quel genre de régime se met en place aux États-Unis ?
    Apr 5 2025

    Plus de 70 jours que Donald Trump est à la Maison Blanche. On assiste à un basculement géopolitique depuis le début de sa mandature avec des conséquences importantes sur les relations internationales construites depuis la guerre. Sur le plan intérieur, affaiblissement des contre-pouvoirs : Congrès, justice, presse… L’essence démocratique du système politique américain apparait menacée.

    Le regard d'un Américain.

    • Stephen Dreyfuss est notre invité. Avocat américain, ancien procureur à New York, ancien président de la Chambre de commerce franco-américaine à NY et ancien président de l’Union Internationale des Avocats.
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    48 m
  • Quand la mondialisation se fragmente
    Mar 30 2025

    L’Europe fait face à une situation géopolitique inédite, marquée par l’incertitude entourant la politique américaine et l’agressivité russe. La guerre en Ukraine a poussé les Européens à renforcer leurs capacités de défense, mais des interrogations demeurent sur leur capacité à structurer une stratégie commune.

    Les Européens ont compris que les États-Unis ne sont plus un allié fiable pour assurer la défense de l’Europe. Une diplomatie de la force se met en place avec des menaces économiques réelles via des taxes sur les produits que les Européens exportent vers les États-Unis. Un double basculement est intervenu, idéologique et économique. La guerre n’est plus un objet lointain. Elle devient un possible. L’inquiétude prédomine désormais en Europe. Inquiétude, mais aussi indignation d’une certaine manière. Indignation et également colère. L’attitude du président américain constitue un tournant. La géopolitique mondiale est en pleine recomposition.

    Invité :

    Thierry de Montbrial, fondateur et président de l'IFRI.

    « L’ère des affrontements. Les grands tournants géopolitiques. Comment en est-on arrivé la ? » éditions Dunod.

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    50 m
  • L'Inde, nouvelle priorité de l'Union européenne ?
    Mar 29 2025

    Avec 1,45 milliard d’habitants, l’Inde est désormais devant la Chine le pays le plus peuplé de la planète et, à la différence de celle-ci, continue de voir sa population augmenter. L’Inde est, par ailleurs, la cinquième puissance économique mondiale.

    Narendra Modi, le très autoritaire et nationaliste dirigeant indien s’est fixé comme objectif de faire de l’Inde la 3è économie mondiale à l’horizon 2030 et d’en faire un pays développé d’ici à 2047, qui correspondra au centenaire de l’indépendance du pays.

    Le 14 février 2025, Narendra Modi rencontrait Donald Trump à Washington. Deux semaines plus tard, Ursula von der Leyen était reçue à New Delhi. Longtemps l’Inde s’est méfiée de l’Union européenne. New Delhi préférait négocier en bilatéral avec Paris ou Berlin, plutôt qu’avec Bruxelles. Mais les temps ont changé pour le géant asiatique comme pour l’Europe, chamboulée par le retour de Donald Trump à la Maison Blanche. Les deux blocs partagent la même faiblesse, leur dépendance à la Chine. La présidente de la Commission européenne s’est engagée avec le Premier ministre indien à finaliser un accord de libre-échange d’ici à la fin de l’année et à diversifier la coopération en l’ouvrant sur la sécurité et la défense. La Commission espère trouver dans le marché indien de nouveaux débouchés, notamment pour les voitures, les produits agricoles, le vin et les spiritueux. Une ère nouvelle est-elle en train de s’enclencher entre l’Inde et l’UE alors que l’Europe est le premier partenaire commercial de l’Inde devant les États-Unis et la Chine ? L’Inde reste un pays ultra-protectionniste. Le contexte international donnera-t-il le coup de pouce nécessaire pour dépasser les blocages ?

    Invités :

    • Christophe Jaffrelot, expert associé à l’Institut Montaigne. Directeur de recherche au CNRS et au CERI de Sciences Po. Également professeur de politique et sociologie indiennes au King’s India Institute de Londres.

    Co-auteur de « Les défis du Make in India » et « Les dynamiques régionales contrastées de l’Inde ». Institut Montaigne.

    • Jean-Luc Racine, directeur de recherche émérite au CNRS. Chercheur senior à Asia Centre.
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  • Syrie : le nouveau pouvoir sous pression après les massacres de civils alaouites
    Mar 23 2025

    Oubliée en Syrie, l’euphorie qui avait suivi la chute de Bachar al-Assad le 8 décembre 2024, après 13 ans de guerre civile. Début mars 2025, près de 1 500 personnes, ont été tuées en quelques jours dans l’ouest du pays. Des violences déclenchées par une attaque de partisans du clan Assad contre les forces de sécurité ou groupes alliés.

    S’en sont suivies des représailles aveugles : un millier de civils majoritairement alaouites ont été victimes d’exécutions sommaires. Les vidéos des exactions ont choqué les Syriens qui voulaient croire à l’apaisement et l’unité nationale promis par Ahmed al-Charaa, djihadiste repenti d’al-Qaïda, chef du groupe islamiste sunnite radical HTC (Hayat Tahrir Al Cham), devenu président par intérim de la Syrie.

    Alors la transition en Syrie est-elle menacée ? Faut-il craindre un nouvel embrasement du pays ? Ahmed al-Charaa est-il capable de cimenter une Syrie ruinée, morcelée en communautés ? Saura-t-il contrôler les plus radicaux de ses partisans et calmer la soif de revanche des loyalistes pro-Assad ?

    Le mouvement HTC au pouvoir depuis 3 mois s’est-il vraiment déradicalisé, ou est-ce une stratégie pour séduire les Occidentaux ? Quelle place la Syrie veut-elle occuper sur l’échiquier régional et quelle est sa politique vis-à-vis des grandes puissances ? Faut-il plus que jamais soutenir la transition en Syrie ou rester circonspect ?

    Avec

    - Hala Kodmani, Franco-syrienne, grand reporter au journal Libération, a publié en 2017 « Seule dans Raqqa », aux Équateurs

    - Aghiad Ghanem, chercheur franco-syrien, docteur en Relations internationales et enseignant à Sciences-Po Paris, spécialiste des alaouites

    - Anthony Samrani, co-rédacteur en chef du quotidien libanais L’Orient le Jour, a publié dans la collection Tracts de Gallimard « Vu du Liban, la fin d’un pays, la fin d’un monde ? ».

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  • Les Européens face à la loi du plus fort
    Mar 22 2025

    Qui aurait pu prédire qu’en 2025, le vieil adage « Si tu veux la paix, prépare la guerre » deviendrait d’une actualité brûlante ? Il n’aura fallu que quelques semaines à Donald Trump pour provoquer un basculement de l’ordre mondial : guerre commerciale tous azimuts, fin annoncée du parapluie américain qui protégeait l’Europe depuis 1945, humiliation sidérante de Volodymyr Zelensky dans le Bureau ovale de la Maison Blanche et alignement de Trump sur le discours du Kremlin…

    Un séisme pour les Européens qui prennent brutalement conscience de leur vulnérabilité face à la menace russe. Depuis, les 27 travaillent à la mise sur pied d’une Europe de la défense et planchent sur l’envoi de forces en Ukraine pour garantir la paix et la sécurité... Tandis que les pourparlers de Donald Trump avec Kiev et Moscou pour obtenir un cessez-le-feu s’éternisent, Vladimir Poutine préférant jouer la montre…

    La Russie représente-t-elle vraiment une menace existentielle pour les pays européens ? Les États-Unis sont-ils désormais nos adversaires ? L’OTAN est-elle condamnée à disparaître ? Comment répondre à la volonté d’hégémonie américaine proclamée par Donald Trump ? Quelle place pour la diplomatie quand la loi du plus fort, de l’Ukraine à Gaza l’emporte sur le droit international et le respect des droits humains ?

    Avec

    - Bertrand Badie, spécialiste des relations internationales, professeur émérite à Sciences Po Paris et enseignant-chercheur associé au CERI, le Centre d’études et de recherches internationales, a publié en 2024 « L'art de la paix » chez Flammarion

    - Christine Dugoin-Clément, analyste en géopolitique, spécialiste de la Russie, auteure de «Géopolitique de l’ingérence russe : la stratégie du chaos», aux Éditions PUF (2025)

    - Pierre Servent, docteur en Histoire, spécialiste des questions de défense et de géopolitique, a publié «Le monde de demain. Comprendre les conséquences planétaires de l'onde de choc ukrainienne», chez Robert Laffont (2022).

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  • France/Algérie : l’escalade jusqu’où ?
    Mar 16 2025

    Depuis juillet 2024, les relations entre la France et l’Algérie n’ont cessé de s’envenimer : c’est la reconnaissance par Paris de la souveraineté marocaine sur le territoire disputé du Sahara occidental qui a mis le feu aux poudres ; une décision perçue comme une provocation par Alger, soutien historique du Front Polisario.

    La crise diplomatique s’est aggravée mi-novembre avec l’arrestation à l’aéroport d’Alger de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, accusé d’atteinte à l’intégrité nationale.

    Ces dernières semaines, le ton est encore monté d’un cran entre les 2 pays après le refus de l’Algérie de réadmettre sur son sol un certain nombre de ses ressortissants que la France souhaitait expulser.

    Paris menace désormais Alger de remettre en cause l’accord bilatéral de 1968 qui régit les conditions de circulation, de séjour et d’emploi des Algériens en France.

    De son côté, Alger rend Paris responsable de l’escalade et promet une réciprocité stricte et immédiate à chaque refus de visas.

    Jusqu’où peut aller cette nouvelle crise diplomatique entre l’Algérie et la France ? Le travail mémoriel censé panser les plaies toujours à vif de la colonisation reprendra-t-il un jour ? La coopération sécuritaire est-elle menacée ? L’Algérie va-t-elle chercher à renforcer ses liens avec d’autres puissances, en réponse aux tensions avec Paris ? Quels gestes concrets pourraient être faits de chaque côté de la Méditerranée pour ramener un peu de sérénité ?

    Trois invités :

    - Benjamin Stora, historien, spécialiste de l’Algérie, co-auteur avec Nicolas Le Scanff de la bande dessinée « Les Algériens en France. Une histoire de générations » (éditions la Découverte).

    - Khadija Mohsen-Finan, politologue spécialiste du Maghreb et du monde arabe, chercheure associée à l’Université de Paris 1 - Panthéon Sorbonne (Laboratoire SIRICE), co-autrice avec Pierre Vermeren, de « Dissidents du Maghreb » aux éditions Belin

    - Emmanuel Alcaraz, agrégé et docteur en Histoire, chercheur associé à Mesopolhis (Sciences-Po Aix), a publié en 2024 « France-Algérie, de tragédies en espérance » chez Golias Édition et a co-dirigé « L'Afrique du Nord en mouvement, entre mobilisations populaires et restauration autoritaire », ouvrage à paraître aux éditions du Croquant.

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  • Le Panama, otage de la rivalité entre Washington et Pékin
    Mar 15 2025

    Réélu président des USA, Donald Trump réaffirmait en janvier dernier (2025) qu’il voulait reprendre le canal de Panama, qui relie les océans Atlantique et Pacifique à travers ce petit pays d’Amérique centrale. Ledit canal appartient au Panama depuis 1999 et il continue d’obséder l’Amérique. (Rediffusion)

    Interrogé sur la possibilité d’employer l’armée pour annexer cette artère vitale du transport maritime mondial, le chef de la Maison Blanche a répondu qu’il ne pouvait pas assurer qu’il ne le ferait pas. Construit par les Américains, ce qui entretient à leurs yeux leur légitimité, le canal s’inscrit dans la doctrine Monroe, selon laquelle les États-Unis ont une forme de pré-carré, de contrôle sur l’Amérique latine. La crise générée par Trump sur le Panama ne manquera pas d’avoir des implications largement plus importantes en Amérique latine.

    Invités :

    • Virginie Saliou, chercheuse en sécurité maritime à l’IRSEM, Institut de Recherche stratégique de l’École Militaire et titulaire de la chaire mers, maritimités et maritimisation du monde de Sciences Po Rennes
    • Par téléphone, Frédéric Lasserre, professeur de Géographie politique à l’Université Laval au Québec et titulaire de la Chaire de recherches en Études indo-pacifiques
    • Depuis les studios de nos confrères d’ICI Tours, Kevin Parthenay, professeur des Universités en Sciences politiques et membre de l’Institut Universitaire de France.

    À lire aussiLe canal de Panama: les enjeux réels et symboliques d'un lieu de pouvoir

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  • Groenland : un territoire arctique, objet de convoitises
    Mar 9 2025

    Le Groenland a rendez-vous avec sa population, le 11 mars 2025, dans le cadre d’élections générales anticipées afin de remanier le Parlement du pays, à un moment où les relations avec le Danemark, l’Europe et Washington se trouvent à un point critique. La nation inuite est sous haute surveillance depuis que le président américain Donald Trump a renouvelé ses revendications sur l’île arctique, refusant d’exclure le recours à la force militaire pour s’en emparer.

    Pays semi-autonome dépendant du Danemark politiquement et financièrement, le Groenland reçoit de Copenhague une subvention globale de 500 millions d’euros par an. La question de l’indépendance totale est un sujet de débat. Des sondages récents ont montré que si la grande majorité des Groenlandais sont favorables à l’indépendance, peu d’entre eux sont prêts à compromettre leur niveau de vie pour y parvenir. Quatre fois plus grande que la France, l’île arctique est un enjeu géopolitique pour les États-Unis. Et fait l’objet de convoitises également de la part de la Chine et de la Russie. Avec plus de deux millions de kilomètres carrés, situé au nord-est du Canada dont il est séparé par 26 kms de détroit de Davis, le Groenland et ses 56.000 habitants sont positionnés géographiquement en Amérique du Nord, mais font partie de la sphère économique et juridique de l’Europe en raison de leur appartenance au Danemark, État membre de l’Union européenne. Regard sur ce territoire trop méconnu des grandes nations européennes.

    Invités :

    • Damien Degeorges, consultant basé à Reykjavik en Islande et docteur en Sciences Politiques, spécialiste du Groenland. Auteur de « Terres rares : enjeu géopolitique du XXIè siècle », Éd. L’Harmattan
    • Florian Vidal, chercheur à l’Université de Tromso, l’Université de l’Arctique de Norvège
    • Emmanuel Hache, adjoint scientifique et économiste-prospectiviste à IFP Énergies nouvelles, directeur de recherche à l’IRIS et chercheur associé à Economix.
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